L’amiante dans le logement d’un particulier : conseils pratiques

Aujourd’hui, la fabrication et le traitement d’amiante, ou de matériaux contenant de l’amiante, sont interdits.

À de rares exceptions (freins d’ascenseur), les matériaux et installations amiantés installés avant que l’on interdise l’usage de l’amiante sont toujours autorisés à l’emploi jusqu’à leur fin de vie.

Il subsiste encore d’importants risques d’exposition liés aux travaux de nettoyage, de réparation, d’enlèvement, de rénovation, de démolition de bâtiments ou d’installations amiantées et de mise en décharge d’amiante.  Certaines catégories de travailleurs (démolisseurs, chauffagistes, etc.) sont plus exposées à l’amiante mais les particuliers ne pas épargnés, les bricoleurs par exemple.  Pour parer à ces risques, différentes mesures sont à prendre en fonction de la nature, des quantités, de la localisation et de l’état de l’amiante.

Il est donc essentiel de déterminer la présence ou non d’applications d’amiante avant la mise en place de tout projet de démolition ou de rénovation.

Si le particulier constate la présence d’amiante dans son habitation, pas de panique !

L’amiante n’est dangereux que si ses fibres sont libérées dans l’air.  Le matériau non altéré peut être conservé.  Par contre, toute manipulation nécessite des précautions : enlever un matériau sans prendre de mesure de précaution peut engendrer plus de risques que de le laisser en l’état.  On peut donc, dans certaines circonstances, préférer garder l’amiante plutôt que l’enlever.

La loi a prévu l’encadrement de la gestion de l’amiante, de son enlèvement et de sa destruction.

Enlèvement de l’amiante par un particulier

L’enlèvement de l’amiante doit toujours être réalisé dans des conditions parfaitement contrôlées et par des personnes parfaitement averties des risques liés à l’amiante.  Alors qu’il est fortement déconseillé, et souvent interdit, de réaliser soi-même un enlèvement de matériaux en amiante friable, les produits contenant de l’amiante sous forme liée pourront, dans certains cas et en suivant certains précautions, être manipulés par un non-professionnel.

Celui-ci peut éventuellement enlever lui-même des matériaux non friables (où les fibres sont fortement liées), en bon état et facilement démontables.  Dans tous les autres cas, il est vivement conseillé de faire appel à une société agréée.

Les précautions

Pour réduire au maximum les risques de contamination lors de la manipulation de matériaux contenant de l’amiante sous forme liée :
– écarter toute personnes non concernée par le travail, notamment les enfants,
– se protéger d’une tenue jetable, de gants et d’un masque de protection respiratoire de qualité P3, matériels qui seront ensuite éliminés comme déchets d’amiante,
– isoler la zone de travail au moyen de feuilles plastiques, aérer la zone ou travailler en plein air,
– mouiller au maximum le matériau pour réduire l’émission de fibres,
– utiliser exclusivement des outils manuels,
– évacuer le matériau en évitant de l’endommager ou de générer des poussières et en pulvérisant de l’eau sur et autour de celui-ci,
– emballer hermétiquement les déchets (sans réduire les morceaux), indiquer « Amiante/Asbest » sur l’emballage,
– nettoyer la zone de travail au moyen de chiffons humide (sans aspirateur),
– se laver convenablement après les travaux.

En Région de Bruxelles-Capitale, la législation interdit sur des applications amiantées les opérations suivantes :
– forage,
– ponçage,
– découpe à la scie circulaire ou à la meuleuse d’angle,
– nettoyage ou dépoussiérage au moyen de jets d’eau à haute pression.

Le nettoyage des toitures des maisons ou des hangars, faites d’ardoises ou d’ondulés en amiante-ciment s’avère particulièrement polluant pour l’air et pour l’eau.  Ces opérations sont à proscrire car elles libèrent de nombreuses fibres d’amiante dans l’air.

 

 

 

 

 

 

 

Ndlr. : la présente analyse vaut sous toute réserve généralement quelconque.